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 Lecture analytique Fontenelle dent d'or

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Simon
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Date d'inscription : 05/04/2009
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MessageSujet: Lecture analytique Fontenelle dent d'or   Jeu 18 Juin - 23:00

La dent d’or
Assurons nous bien du fait, avant de nous inquiéter de la cause. Il est vrai que cette méthode est bien lente pour la plupart des gens, qui courent naturellement à la cause, et passent par-dessus la vérité du fait; mais enfin nous éviterons le ridicule d'avoir trouvé la cause de ce qui n'est point.
Ce malheur arriva si plaisamment sur la fin du siècle passé à quelques savants d'Allemagne, que je ne puis m'empêcher d'en parler ici.
En 1593, le bruit courut que les dents étant tombées à un enfant de Silésie, âgé de sept ans, il lui en était venu une d'or, à la place d'une de ses grosses dents. Horatius, professeur en médecine à l'université de Helmstad, écrivit, en 1595, l'histoire de cette dent, et prétendit qu'elle était en partie naturelle, en partie miraculeuse, et qu'elle avait été envoyée de Dieu à cet enfant pour consoler les chrétiens affligés par les Turcs. Figurez vous quelle consolation, et quel rapport de cette dent aux chrétiens, et aux Turcs. En la même année, afin que cette dent d'or ne manquât pas d'historiens, Rullandus en écrit encore l'histoire. Deux ans après, Ingolsteterus, autre savant, écrit contre le sentiment que Rullandus avait de la dent d'or, et Rullandus fait aussitôt une belle et docte réplique. Un autre grand homme, nommé Libavius, ramasse tout ce qui avait été dit sur la dent, et y ajoute son sentiment particulier. Il ne manquait autre chose à tant de beaux ouvrages, sinon qu'il fût vrai que la dent était d'or. Quand un orfèvre l'eût examinée, il se trouva que c'était une feuille d'or appliquée à la dent avec beaucoup d'adresse; mais on commença par faire des livres, et puis on consulta l'orfèvre.
Rien n'est plus naturel que d'en faire autant sur toutes sortes de matières. Je ne suis pas si convaincu de notre ignorance par les choses qui sont, et dont la raison nous est inconnue, que par celles qui ne sont point, et dont nous trouvons la raison. Cela veut dire que non seulement nous n'avons pas les principes qui mènent au vrai, mais que nous en avons d'autres qui s'accommodent très bien avec le faux.



GENERALITE
Fontenelle
Bernard Le Bouyer (ou Le Bovier) de Fontenelle, né à Rouen le 11 février 1657 et mort, presque centenaire, à Paris le 9 janvier 1757 il est parant des Corneille. il essuie quelque déconvenues notament lors de ses aventures au théâtre mais finalement parvient à se faire un nom grace à son traité de vulgarisation scientifique «entretiens sur la pluralité des mondes». Puis, menbre de l’accadémie française et chef de l’académie royale des sciences il publie «doute sur le système physique des cause occasionelles» puis enfin «l’histoire des oracles».

L’histoire des oracles
En 1683, Antonius Van Dale, avait publié deux longues et compacte dissertations latines sur les oracles. la pensée étant venue à Fontenelle, à la lecture de l’ouvrage, de faire profiter le lectorat francophone d’une oeuvre si utile, il supprima, abrégea, arrangea les deux dissertations pleines d’érudition et de science, mais fort prolixes et confuses, de façon à ôter à l’original latin ce qu’il avait de rebutant.

Relevée de réflexions piquantes et de fine ironie, l’oeuvre, d’ennuyeuse et d’illisible qu’elle tait, devient intéressante, mais aussi et du même coup dangereuse et des plus hardies car elle vise tout à la fois, non seulement les anciens païens, qui attribuaient les oracles à leurs faux dieux, mais également les chrétiens de tous les siècles, qui les ont attribués aux démons.

Fontenelle attaquait surtout le préjugé que l’opinion commune au sujet des oracles fortifie les preuves du christianisme. Pour ceci il eu nombre de problème et le jésuite Baltus y distingue «le détestable venin, le funeste poison de l’impiété»




La dent d’or
D’abord un apologue
a) l’aternance réçit discourt.
au début c’est un discourt direct puis le reçit et enfin la morale.

b) l’emploi d’un impératif est caractéristique de l’argumentation
la structure de la première phrase montre la vonlonté de fontenelle de vérifier un fait avant de l’énoncer. Le texte commence par un paradoxe avec le rappel d’une évidence dès la première phrase. On est donc dans un texte dont le procédé majeur est l’ironie.

c) l’articulation récit/argumentation est souligné par l’auteur
«ce malheur arriva si plaisamment sur la fin du siècle passé...» il souligne aussi à l’aide de la méthaphore de la course précitipitée qui manque son but l’auteur vuet mettre en évidence le fait que si l’on se précipite on manque son but.

d) Volonté d’être plaisant.
Humour satirique (noms des savants.) (caractère pédants.) mise en évidence par la structure du texte des parutions inutiles sur la dent d’or. (temps des verbes. «réécrivit»... accumulation de verbes...) ici fontenelle veut dénoncer le fait que les savants attachent plus d’importance à leur débats stériles qu’à la recherche de la vérité. dans un apologue l’auteur donne une leçon de morale hors ici F. n’estk pas dans la morale mais défend une valeur des lumières.

II) Mais déjà un compte philosophique.
Il veut être vraisemblable (fait datés,) (espace) (insistance su rdes caractères vraisemblables) (vérité déjà observée) On sort complétement de la fable pour aller vers le conte philosophique. En effet les personnages de l’apologue sont fictifs et sont des incarnations là ils incarnent des contrevaleurs des lumières. (les préjugés)
Il y a dans ce texte une volonté de combattre les préjugés d’une par grâce à la dénonciation des miracles «en partie naturelle, en partie miraculeuse» un miracle ne peut pas être naturel elle n’a pas apporter beaucoup d’aide aux chrétients. => l’expliquation de la naissance de la dent est basée sur des préjugés et devient absurde.
Les savants sont présentés comme des savants dogmatiques. des livres qui sont fondés sur une rumeur ici F dénonce l’absurdité du raisonnement. F. fait de l’orfèvre celui qui voit la vérité et qui en faisant son travail met en évidence la supercherie et montre ici la supériorité de l’observation sur les préjugés. 
On a donc par ce système de personnages une mise en avant des valeurs de la raison sur les préjugés.
L’ironie constante et féroce de F. met constament à jour l’absurdité de l’utilisation des préjugés et des savants dogmatiques. la dernière phrase montre que le raisonnement est fait à l’envers. d’où le sens de la chutte.

Conclusion
Par sa composition et les valeurs qu’il deffends F. annonce avant l’heure l’exprit des lumières. Son style est efficace et rien n’y est inutile analogiquement à celui de Voltaire. c’est pourquoi ce texte est fondateur de l’esprit des lumières.
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